Je suis né en 1946, à Barcelonnette (04). Ancien maître-graveur de la Monnaie de Paris, je suis plus connu comme « le papa de la 10 francs génie ». Marié en 1971, j’ai deux enfants nés en 1971 et 1974.

École Boulle de 1962 à 1966  (spécialité gravure sur acier. Diplômé et major de promotion en 1966.

Service militaire 1966-1968. Sous-officier radiographiste.

Salarié dans divers ateliers de 1968 à 1971 (Ets Gable ; Bijoux Fix ; Ets Bouquin ; Ets Mazzoni ; Ets Fristot), je décide à 25 ans de travailler comme artisan graveur de 1971 à 1977 avec mon associé Georges Bergevin.

Je rejoins la Monnaie de Paris en 1977.  J’y ai dessiné et gravé jusqu'au 15 novembre 2006, date de ma retraite, en tant que graveur puis maître-graveur.

Retraité depuis le 15 novembre 2006.

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Voici comment tout a commencé…

Entre 6 et 10 ans, j’ai couté cher à mes parents en fournitures de dessin. Lorsque j’ai eu mon premier vélo, je fixais tout mon matériel sur le porte-bagages, et je poussais le vélo jusqu’à l’endroit que j’avais choisi pour dessiner… jusqu’au jour où mes parents ont revendu le vélo, voyant que je me refusais à monter dessus. Je me souviens particulièrement de mes boîtes de « Crayolor© », sorte de craies de couleur, moins chères que les pastels.

Nous habitions à Barcelonnette (Basses-Alpes à l’époque, Alpes-de-Haute-Provence maintenant), et ensuite à Cadenet (Vaucluse). J’allais dans la campagne, au bord d’un cours d’eau, ou sur la place du village, dans un jardin public et je dessinais tout ce que je voyais, ce qui m’attirait ! J’ai rempli des dizaines de carnets, qui ont fini par disparaître lors des nombreux déménagements familiaux.

Un jour, je devais avoir 10 ans, une vieille dame, institutrice à la retraite, s’est intéressée à ce que je faisais ; elle avait enseigné dans les colonies, et elle a commencé à m’apporter des objets africains. Elle me composait des natures mortes, et je me régalais !

Je suis « monté » à Paris pour faire mon entrée en sixième. Là, j’ai eu une double chance : nous avions « atelier » le samedi matin, travaux sur bois, sur fer, et même sur tissus.

Je revois très bien la tête de mon professeur… Et puis, nous avions « dessin » ! Et là, je m’éclatais !

Arrivé en classe de 3e, comme j’étais plutôt très bon élève, on m’a orienté vers une classe préparatoire à l’entrée à l’École Normale… Je me demandais ce que j’allais faire là… J’ai, en même temps, préparé et passé le concours d’entrée à l’École Boulle, école d’arts appliqués à l’ameublement et à la décoration (sans en parler à ma famille). J’ai été reçu aux deux concours, j’ai caché la réponse de l’École Normale, et c’est comme ça que je suis rentré à Boulle à 16 ans, en 1962.

Compétances

Formation

Ecole Boulle :

Je suis rentré à l'école Boulle en 1962  (spécialité gravure sur acier); d'abord élève d'Eugène Cannée puis de Pierre Mignot ; diplômé et major de promotion en 1966.

Là, ont commencé quatre ans de bonheur :

Dessin et atelier occupaient le plus clair de mon temps, et avec des professeurs qui étaient presque tous des professionnels ayant gardé une activité « civile », et donc, qui étaient très près des réalités de la vie ! J’ai découvert alors que, sous le terme de « dessin » se cachaient une quantité de disciplines différentes ! Je dis bien : disciplines ! Dessin à vue, croquis, perspective d’observation, perspective construite, dessin technique, analyse de styles, étude documentaire, composition décorative, modèle vivant, plâtre académique, complété par l’histoire de l’art, le modelage, l’anatomie, la technologie…

On dessinait tout le temps, même en dehors des cours de dessin, au grand dam des profs de français, math ou langues… Nos profs, pour que nous ne risquions pas de nous ennuyer le samedi et le dimanche, nous donnaient du travail à la maison, qui nous amenait très souvent à courir les musées. Je peux dire que je connaissais le Louvre comme ma poche, mais aussi les musées Rodin, Nissim de Camondo, de l’Homme, des Monuments français, des Colonies (France d’outremer maintenant) … Peu de Musées échappaient à mes sorties. Je n’habitais plus chez mes parents depuis longtemps, et pour financer un peu mes études, je travaillais ! Les tubes de gouache me coutaient une fortune ! J’ai chargé et déchargé des bagages à la SNCF, j’ai trié du courrier à la Poste, j’ai vendu des cravates au Magasin du Louvre… J’ai aussi eu l’occasion de faire des chantiers de décoration chez des gens un peu fortunés, qui me payaient plutôt bien. Ces expériences m’ont beaucoup appris et endurci…

Je vais maintenant vous raconter certaines de ces disciplines… en essayant de ne pas trop vous embrouiller !

Mon apprentissage de la gravure à l’École Boulle, de septembre 1962 à juin 1966.

Il fallait bien que je parle de mes premiers pas dans le métier de graveur, mais je n’avais pas de quoi faire un petit article, jusqu’au jour où…

Je crois que je suis obligé de remonter quelque peu en arrière.

En 1961-62, j’étais dans une classe de seconde préparatoire à l’École Normale… Étant un bon élève, on m’avait orienté vers l’enseignement. Je n’étais pas très convaincu de ce choix, aussi, je m’étais préparé et inscrit au concours d’entrée à l’École Boulle. Reçu aux deux écoles, j’ai choisi Boulle sans hésitation, et j’y suis entré en septembre 1962.

Le premier trimestre était consacré à la découverte de tous les métiers enseignés, dans les filières bois et métal. Une semaine en sculpture, en menuiserie, en tournage, gravure bijoux, ciselure, etc., et enfin en gravure sur acier. Là, c’est pour moi une révélation.

À la fin du trimestre, chaque élève fait sa demande, et les ateliers sont attribués en fonction de son classement ! Étant (déjà) premier, j’ai obtenu ma place à l’atelier de gravure, avec Georges Bergevin (dont je vous parlerai par ailleurs), Jourdain, Mantey, et Mesmin.

Je me souviens bien des premiers travaux de gravure, mais je n’en avais évidemment aucune photo ! C’est une récente publication de mon ami Pedro Urzua Lizana qui m’a fait remonter ces souvenirs en mémoire, en publiant une photo de ses travaux qu’il avait effectués lorsqu’il était stagiaire à l’atelier de gravure de la Monnaie de Paris : c’était les mêmes exercices ! Je pouvais donc commencer mon article…

La première année, à Boulle, nous apprenons à forger nos burins et à nous en servir. Les premiers exercices sont de simples cannelures droites. Puis, on commence à tourner, à faire des pointes de diamant, une rosace… Rien de bien artistique, mais c’est un passage obligatoire pour en arriver à ce que je vais avoir à réaliser en 1966 pour mon diplôme de fin d’études.

Nous avions les trois trimestres pour réaliser quatre travaux.

= Le 1er travail était une entrée de serrure de style Louis XIII, qui se trouvait dans les collections du Musée Le Secq des Tournelles, à Rouen. En plus du modelé, il y avait une vraie difficulté de ciselure ! Observez bien la patine : elle est totalement naturelle, réalisée en 50 ans…

Longueur 70mm. Largeur 13mm.

= Le 2e était la création et la fabrication d’un plat en inox. Je n’en ai aucune trace, alors contentez-vous de ce dessin fait de mémoire ! Longueur ± 40cm. Largeur ± 20cm.

= Le 3e était un masque africain. J’avais choisi un masque Dan, tribu de la Côte d’Ivoire. Nous avions tous eu un tirage doré de notre travail, mais j’ai dû offrir le mien à une belle… Alors, contentez-vous de cette mauvaise photo en noir et blanc ! (Le mien est celui de gauche. À droite, c’est celui de Bergevin.) Longueur env. 35mm.

= Le 4e travail est une gravure à adapter d’après le « chapiteau de la dispute », du XIe siècle, provenant de la cathédrale de Poitiers. Carré de 70mm.

Je me souviens encore très bien de toutes les difficultés que j’avais eu à surmonter pour réaliser ses gravures !

Entre la première et la quatrième année, le cheminement est très long ! Il faut apprendre à fabriquer et affuter des échoppes et des burins, apprendre à forger, mettre en forme des ciselets et des traçoirs… Mais hélas, je n’ai aucune trace de ces années…

Pedro Urzua Lizana :

https://www.facebook.com/Purzual/about?lst=644734782%3A1173411633%3A1591128608

Medalla Artística :

https://www.facebook.com/medallaartistica/?eid=ARCDArp7HvCVvwEckFWUMe4SoRsnWWmuxdDXi3ShaG7QH3alJ8LYmAtuOPh74eGoEr0T8F_jz_EXy4K9&fref=tag

Musée Le Secq des Tournelles, à Rouen.

https://museelesecqdestournelles.fr/fr

Le peuple Dan et ses masques.

https://www.masque-africain.com/masques-africains.html

Le croquis :

Cette discipline visait à bien nous faire comprendre que l’œil et le cerveau étaient les principaux outils du dessin. La main et le crayon, de simples accessoires.

En première année, j’ai eu l’immense chance d’avoir André Galtié comme professeur. Il était incroyablement sévère et pédagogue en même temps. Une fois, il nous avait emmenés au zoo de Vincennes, non loin de Boulle. Il nous répartit devant trois ou quatre enclos, et nous demande de choisir un animal, et de bien le regarder… Évidemment, nous n’avons pas réellement suivi sa demande… Au bout de deux minutes, il nous demande de nous retourner vers lui, et de dessiner l’animal que nous avions regardé ! Stupeur… Il a recommencé l’opération, nous avons un peu mieux regardé… mais il nous a fallu plusieurs séances pour comprendre ce que ça voulait dire ! Ensuite, il nous faisait faire des exercices : « vous avez 10 secondes » ; « vous avez une minute » etc. Et nous avons appris à aller à l’essentiel, à ne pas nous perdre dans les détails ! Et oui, on peut dessiner un animal en cinq secondes : regardez les dessins de chèvres ou de taureaux de Picasso, ou bien les correspondances de Van Gogh, et les carnets de voyage de Delacroix ! Outre le dessin, Galtié nous a appris la modestie !

Après de tels exercices, il était naturel d’avoir toujours un petit carnet de croquis dans la poche, et de prendre des « notes dessinées ». Il m’arrive encore de pratiquer cette discipline.

Étude documentaire :

J’aimais bien ce cours. Le prof nous demandait d’amener, pour la semaine suivante, un objet que nous aurions à étudier ! On a eu… un croissant, un sprat, une orange… etc. Lors du cours, le prof nous demandait de représenter l’objet avec telle technique, par exemple encre et plume, fusain, gouache au doigt, etc. Vous imaginez bien que le croissant était entier au début du cours, mais que l’on n’en dessinait que les miettes à la fin ! Mais le but était que notre dessin donne envie de manger !!! La fin était différente pour les sprats… Je vous la laisse imaginer. J’ai gardé longtemps certains de ces dessins…

Dessin à vue :

Un nom un peu énigmatique, qui était un peu la base du dessin.

Un peu de perspective, un peu de maitrise des outils, un peu de composition… La première année, le prof posait, au milieu de la salle, un simple carton… puis une chaise, un arrosoir… Là aussi, on devait maîtriser les outils, mine de plomb, sanguine, fusain, craie, au fil des mois, les sujets étaient plus attrayants, mais pas plus faciles.

Analyse de styles :

Notre prof s’appelait Mante. (J’ai encore sa caricature). Il nous apprenait les différents styles de l’histoire de l’art. Les premiers dessins étaient relativement simples (cf. art Roman, art Gothique) puis ça se compliquait. Le summum était atteint lorsqu’il fallait, en partant de plans, restituer une pièce en perspective, avec toute sa décoration ! J’insiste : nous n’avions que les plans ! Copier une perspective déjà réalisée est un jeu d’enfant, c’est de la copie ! Nous n’étions pas à Boulle pour copier !

Mante, un jour au tableau, nous explique comment on dessine un pied Louis XV, puis un pied Louis XVI… On reste ébahis devant sa démonstration… Ensuite, un bâton de craie dans chaque main, il dessine simultanément un pied Louis XV de la main droite et un pied Louis XVI de la main gauche ! Silence de mort dans la salle ! Respect.

Modèle vivant :

Ah, nous attendions ce cours avec envie, curiosité, enthousiasme. Je crois que nous n’avons abordé le modèle vivant qu’en 3e année. Il valait mieux ne pas s’y risquer avant ! Tant que l’on n’est pas capables de dessiner un arrosoir ou un moulin à café, pas la peine de se risquer… Il faut maîtriser l’anatomie, la construction, les outils… Mais quel plaisir lorsqu’on pouvait montrer ses réalisations au modèle et qu’il nous faisait un compliment.

Pour ne pas attendre d’être en 3e année, je m’étais inscrit aux cours du soir de la Ville de Paris. J’y retrouvais certains de mes profs, mais dans un contexte un peu différent. À ces cours, venaient essentiellement des adultes.

Perspective :

Une de mes disciplines préférées. Il y a deux facettes : la perspective construite, qui se fait sur une planche à dessin, où l’on applique des règles strictes, contraignantes, mais indispensables et la perspective d’observation, où, sur le terrain, on applique à ce que l’on voit tout ce que l’on a appris en théorie ! Et là, tout s’illumine… pour ceux qui accrochent ! J’ai gardé mes deux livres, signés Georges Raynaud.

Essayer de dessiner un meuble, une architecture, un paysage et même un nu sans maîtriser cette discipline peut vous conduire à vous trouver une mauvaise excuse, du genre « c’est ringard », « ça ne sert à rien ».

Composition décorative :

On dit maintenant « Design »

Dans cette discipline, on créait des objets, que l’on devait présenter sous forme de dessins, mais aussi des maquettes. J’ai commencé avec un prof « un peu mou » qui est parti à la retraite (Sourzac, alias Monsieur gris-et-gris) … mais ensuite, on a eu un jeune, très énergique, vraiment, et qui nous a secoué la paillasse ! Création d’un vitrail, d’un chandelier, d’un chenet, d’un tissu décoratif, etc. Je me souviens de l’engueulade que je me suis prise lorsque j’ai eu mon vitrail à créer… le dessin était « pas mal », mais j’utilisais parcimonieusement ma gouache, parce que ça coutait très cher ! Le prof, M. Coran, dit « boîte à eau » attrapait mes tubes et appuyait dessus avec une poigne qui me faisait frémir.

Pour le chandelier, nous avions travaillé le dimanche à la maison, et revenions le lundi avec nos maquettes, que nous avions réalisées avec amour, mais un peu bricolées, et le résultat ne brillait pas toujours au niveau de la solidité ! Coran arrive devant moi et me demande —c’est quoi ça ? —c’est mon chandelier, M’sieur ! —ça ne tient pas debout ton truc… me dit-il en le posant brutalement sur la table ! Mon « truc » s’est alors affaissé… et j’ai tout recommencé !

Un jour, nous avons cherché où il travaillait, en dehors de l’École… nous avons vu ce qu’il réalisait et nous avons vu que c’était du solide, à tous points de vue ! Respect.

Modelage :

On sort du dessin pour passer à la 3D… J’ai eu comme professeur un vieux de la vieille, son père avait fait la décoration du Palais de Chaillot… Il ne payait pas de mine… mais sa maîtrise du modelage nous a rapidement amenés à le respecter. Nous avions aussi observé qu’il était bien meilleur l’après-midi que le matin…

Nous avons appris à modeler des moulures, des palmettes, des feuilles d’acanthe de tous les styles… Là aussi, nous avons attendu longtemps avant de faire du modèle vivant !

Histoire de l’Art :

Nous sommes aussi en dehors du dessin… mais l’étude de l’histoire de l’Art est une des disciplines majeures. Il faut tout apprendre depuis la préhistoire, et suivre l’évolution des hommes, des styles, des techniques… Nous avions, là aussi, un professeur hors du commun, M. Dornier !

Après Boulle :

J’ai relativement peu dessiné dans les premières années de vie professionnelle. Mais, lorsque je m’y suis remis, en 1971, j’ai découvert que j’avais fait beaucoup de progrès ! L’œil et la maturité… Je travaillais avec un maquettiste qui animait des cours de dessin à la MJC de Bourg-en-Bresse. Il m’a proposé de venir à ses cours, et rapidement, il m’a demandé de le seconder ! J’ai alors appris à passer de l’autre côté du chevalet… et j’ai essayé de ne pas être trop désagréable avec mes élèves… Ce ne fut pas le plus facile !

Compétances

Monnaie de Paris

Maître graveur :

Sollicité en 1976 par le Graveur Général de la Monnaie de Paris, Monsieur Émile Rousseau, qui cherchait des graveurs, j'ai préparé le difficile concours d'entrée dans ce prestigieux établissement en 1977. Sur les neuf candidats, je fus reçu premier. Admis, je suis rentré à l’atelier de gravure de l’Administration des Monnaies et Médailles (AGMM) le 23 mai 1977.

Pendant les 29 ans passés à la MDP, j'y ai dessiné et gravé un peu, beaucoup, passionnément, à la folie diront certains…

J’ai créé bon nombre de monnaies et de médailles, dont la plus connue : la pièce 10 francs « génie de la Liberté» (dernière pièce gravée en taille directe) ainsi que plusieurs médailles en langue arabe pour la Syrie, l'Arabie Saoudite, etc. jusqu'au 15 novembre 2006, date de ma retraite avec le titre de maître-graveur.

Lauréat de l'International Coin Design Compétition organisée par la monnaie de Tokyo en 2001, avec Nicolas Cozon.

Retraité depuis le 15 novembre 2006.

La création d’une monnaie est quelque chose d’extrêmement rare, vous le savez !

La Monnaie de Paris a une double fonction : régalienne, elle produit pour l’État, la monnaie, les décorations, les poinçons de garantie, etc. Éditrice privée, elle répond aux demandes d’entreprises, d’associations qui veulent commémorer un lieu, un personnage, un événement…

Dans ces cadres, j’ai été sollicité, comme tous mes collègues de l’A.d.G, mais j’ai rapidement été repéré comme répondant mieux à certaines demandes, notamment en créations contemporaines, et pour des sujets un peu abstraits…

Pour moi, la création d’une monnaie ou d’une médaille, c’est comme une épreuve de philosophie au Baccalauréat : quelle est la question, le sujet ; quel est le cadre ? Puis je réfléchis, avec une feuille de papier et un crayon, et je note : sujet, développement, conclusion, et avis personnel, même si l’on ne me le demande pas ! Le cadre, c’est, sauf exception, un cercle, avec une face et un revers. La face est essentiellement réservée au sujet principal ; le revers reçoit les compléments d’information, le « mode d’emploi ».

Même si j’ai, depuis 1988, un ordinateur à ma disposition, je continue à travailler sur le papier, c’est tellement plus logique, pratique, vivant… Je fais des petits croquis, de notes commentées, ma réflexion est alimentée par des recherches, car il est impossible de tout connaître sur tous les sujets qui nous sont demandés ! C’est ce qui fait l’intérêt de ce travail : pendant 30 ans, j’ai enrichi considérablement ma culture générale.

Nota : je conserve soigneusement mes croquis jusqu‘à la fin de mon travail pour voir l’évolution, et surtout bien garder en mémoire les lignes de force de mon idée, pour ne pas dévier, ne pas me perdre dans des détails superflus… Ces croquis, esquisses, griffonnages que j’ai parfois oublié de jeter, ont fait (et feront) le bonheur de mes Légataires…

Oeuvres :

Créateur et graveur de la pièce de 10 Francs “génie de la Liberté”, dernière pièce gravée en taille directe.

Créateur et graveur de la pièce commémorative : Mozart en 2006.

Créateur et graveur de la pièce commémorative : Louis Braille.

Créateur et graveur de la pièce commémorative : Gaspard Monge.

Créateur et graveur de la pièce commémorative : Soufflot.

Créateur de la série commémorative : Trésors du Nil.

Graveur de la pièce commémorative : Champollion.

Créateur de la série commémorative : Histoire de l'Europe par son architecture.

Graveur de la pièce commémorative : Art moderne.

Créateur et graveur de la médaille : Opéra Comique.

Créateur et graveur de la médaille : Jardins secrets. (Travail personnel)

Créateur et graveur de la médaille : Institut du Monde Arabe.

Créateur et graveur de la médaille : Van Gogh. (Pas éditée)

Créateur et graveur de la médaille : Andrés Bello.

Créateur et graveur de la médaille : Hippolyte Bayard.(Travail personnel)

Créateur et graveur de la médaille : Hôpital Esquirol.

Créateur et graveur de la médaille : Claude Jacquillat. (Travail personnel)

Créateur et graveur de plusieurs monnaies et médailles en langue arabe pour la Syrie, l'Arabie Saoudite, etc.

Anecdotes :

Interview :

Lors d’une interview, Jean-Luc Maréchal déclarait ceci : entre 1972 et 1977, pour gagner sa vie, il ne fallait pas faire le difficile. J'ai gravé vraiment de tout, depuis le bijou religieux jusqu'au tableau de bord de la GS-Citroën, en passant par des armes à feu et des moules de suppositoires !  « J'ai vécu dans l'anonymat, et cela ne m'a pas gêné. Par contre, je trouve très logique que les numismates puissent savoir qui sont les auteurs des objets du XXe siècle qu'ils ont en leur possession, d'où ma participation dans des groupes de numismatique  » !

Une anecdote… un peu grinçante :

Lors des présentations à la Presse, c’était le Directeur de la Monnaie qui était à l’honneur… accompagné du Graveur Général des Monnaies ou de son représentant… Le graveur était très souvent “oublié”. Cela avait été mon cas lors de mon travail précédent sur les Trésors du Nil que j’avais dessiné, et dont j’avais gravé la Champollion. J’avais, juste avant la conférence de presse, été interrogé par mon chef de service qui avait besoin d’informations sur ce que j’avais fait figurer sur mes dessins. J’ai répondu correctement, mais j’ai glissé quelques erreurs volontaires dans mes réponses : le résultat a été piquant après la conférence de presse… … Lorsque la présentation de la Braille a été annoncée, mon chef est venu me demander si je voulais bien venir présenter mon travail ! (Sans rancune, Pierrot !)

Activités associatives

Entre 1980 et 2006

Animateur du comité de jumelage “Savigny-Sans-Frontières”, section Roumanie.

Animateur dans plusieurs clubs de sport. (Natation, cyclotourisme, randonnée pour les aveugles)

Depuis 2006, à Cluny :

Propriétaire d'une maison du XIIIe siècle, j'en assure l'étude, la restauration et la mise en valeur.

Membre du Centre d'Études Clunisiennes  (Bureau)

Membre du Fonds de Dotation-Cluny (Bureau)

Membre du Jardin de Simples de Cluny

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